Je te vois, l’angoissant thriller de Clare Mackintosh à ne pas lire dans le métro

Je te vois – Clare Mackintosh

Comme des millions de femmes, Zoe prend les transports en commun tous les jours pour se rendre à son travail.

Un soir dans le métro alors qu’elle feuillette le quotidien gratuit qui y est distribué, elle tombe sur une petite annonce genre « téléphone rose » où elle croit reconnaitre SA photo. Sur l’annonce rien de plus qu’un numéro de téléphone qui s’avère non attribué et l’adresse d’un site internet totalement vide.

Pour les proches de Zoe, il s’agit d’une coïncidence, la femme sur la photo lui ressemble, c’est tout. Mais Zoe convaincue du contraire est bien décidée à mener sa propre enquête. Elle ne tarde pas à découvrir que d’autres femmes sont apparues comme elle, à leur insu, dans ces petites annonces et que certaines ont connu un destin bien funeste.

J’avais tellement adoré Te laisser partir (mon article ici) et son twist hallucinant à mi-roman, un vrai coup de maitre de l’auteure, que je me suis précipitée sur ce nouveau roman sans même lire le résumé et je n’ai pas été déçue.

L’auteur s’attaque à un sujet de société, le harcèlement des femmes dans les transports en commun et la véritable psychose qu’il engendre. D’autant qu’ici la menace est sournoise, le stalker opère en toute discrétion, il observe, il vous suit, il sait tout de vous, de votre quotidien, de votre emploi du temps. Si vous avez l’habitude de rentrer seule le soir et que vous êtes du genre angoissée, ce livre risque de vous donner quelques sueurs froides.

Imagine que tu rentres tard du travail et qu’il n’y a pas âme qui vive. Tu n’as pas rechargé ton téléphone et personne ne sait où tu es. Les pas derrière toi se rapprochent et tu sais, parce que ça t’arrive tous les jours, que tu es seule ; qu’entre le quai et la sortie, tu ne verras personne.

Tu sens un souffle sur ta nuque et la panique te gagne, il fait noir, il fait froid, il pleut.

Vous êtes seuls, tous les deux.

Toi et celui qui te suit.

Celui qui te traque.

À quelle vitesse pourrais-tu courir dans ce cas ?

Qu’importe la vitesse.

Parce qu’il y a toujours quelqu’un qui court plus vite que toi.

Ce livre est un véritable page-turner, l’intrigue est palpitante et la menace bien réelle. L’enquête de Zoe et celle en parallèle d’une policière chargée de l’affaire, nous tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Personnellement, je suis un peu déçue parce que je m’attendais à un coup de théâtre aussi transcendant que dans Te Laisser Partir. Ici, le dénouement est à la hauteur du roman et ne cède pas à la facilité. Les lecteurs avertis auront surement percé à jour le coupable avant la fin, mais heureusement l’épilogue pallie toute déception avec un coup de théatre final détonnant bien appréciable.

Un conseil ne le lisez pas dans le métro, sinon vous risquez de ressentir ce petit picotement typique dans la nuque quand quelqu’un vous observe

Je te vois. Mais toi, tu ne me vois pas. Tu es absorbée dans ton roman, une édition de poche dont la couverture est illustrée par une fille en robe rouge et dont je ne distingue pas le titre, mais peu importe : ce sont tous les mêmes. Si ce n’est pas l’histoire d’une rencontre, c’est l’histoire d’une obsession, d’une traque. Une histoire de meurtre.

L’ironie de la situation ne m’échappe pas.

 

Je te vois de Clare Mackinstosh

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Comme toi, j’ai lu Te laisser partir que j’ai adoré et maintenant, j’ai encore plus envie de me laisser tenter par Je te vois !

    Aimé par 1 personne

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