Le cri, le glaçant thriller de Nicolas Beuglet

Le cri de Nicolas Beuglet (disponible chez Audiolib)

Dans un hôpital psychiatrique d’Oslo, un patient est retrouvé mort, étranglé, le visage figé dans un cri d’horreur muet. Interné depuis plus de 30 ans, personne ne sait rien de son identité. Son seul signe distinctif, le nombre 488 gravé sur son front.

Pour Sarah Geringër, c’est le début d’une angoissante enquête qui va la mener en France, où elle va faire la connaissance de Christopher, ancien journaliste de guerre à présent conférencier, qui semble lier à l’affaire. Ensemble, ils vont mettre à jour d’inquiétantes expériences menées par la CIA dans le plus grand des secrets.

96% de l’univers est constitué d’une matière qu’on ne voit pas, qui passe à travers les murs, à travers nos corps, à travers la terre, les métaux. Un truc qui existe à peine et qui régit pourtant toutes les règles de l’univers. Sans ces 96% de matière inconnue, on ne pourrait pas expliquer la rotation des étoiles, les mouvements des galaxies. Le problème, c’est qu’on sait qu’elle existe, mais on ne sait pas ce qu’elle est, puisque personne n’a réussi à la voir, et encore moins à la capturer pour l’analyser.

Mon avis

Nicolas Beuglet signe ici un thriller scientifique palpitant et bien documenté mené par un couple d’enquêteurs abimés par la vie, un peu dans la veine de la saga Sharko/Hennebelle de Thilliez. D’ailleurs, la couverture m’a tout de suite fait penser à celle de Puzzle, même si au final les deux livres n’ont pas grand chose en commun, si ce n’est une atmosphère  glauque et glacée.

Un peu déçue donc pour ma part de quitter si vite le décor angoissant à souhait de l’hôpital psychiatrique pour embarquer dans une enquête à travers le monde de Londres à Nice, en passant par le Minessota et l’île de l’ascension au côté de Sarah et Christopher. Un duo qui fonctionne assez bien.  L’auteur dépeint ses deux héros avec une grande finesse psychologique, deux êtres que la vie n’a pas épargné, hanté par les démons de leur passé.

La vie nous tuerait tous si nous n’avions pas l’oubli, madame Geringën. Cet oubli qui fait que nous ne pensons pas chaque seconde à l’absurdité de notre existence.

Je remercie Babelio et leur dernière édition de masse critique qui m’a permis de découvrir ce roman en livre audio. C’est un format que j’apprécie beaucoup, particulièrement pour écouter des histoires au moment de m’endormir. La voix du lecteur est d’ailleurs fort agréable, mais difficile de s’endormir en écoutant ce livre tant le suspens est présent, c’est plutôt le genre à vous faire passer une nuit blanche!

Le suspens monte donc crescendo, on va de révélations en révélations. Cela dit l’intrigue sur fond de complotisme, même si elle est rondement menée, n’est pas vraiment novatrice et traite de questions qui ont été abordées dans déjà pas mal d’autres romans et films. Tout cela nous mène à dénouement sans réelle surprise et c’est un peu dommage.

3 raisons de lire ce livre
  • Un thriller scientifique bien documenté
  • Un couple d’enquêteurs dépeint avec une grande finesse psychologique qui rappelle un peu Sharko et Hennebelle (Franck Thilliez)
  • Une atmosphère à la fois glauque et glacée
Les –
  • Une intrigue sur fond de complotisme qui a un goût de déjà-vu
  • Un dénouement sans surprise
Titre : Le cri
Auteur : Nicolas Beuglet
Edition : Audiolib (livre audio) / XO
Publication : 8 septembre 2016
Pages : 494 pages
Ma note : 3/5
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  1. Je suis contente de lire un bon avis car je viens de l’acheter pour un cadeau 😉

    Aimé par 1 personne

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